Le sexe est normalement un plaisir et bon pour la santé. En revanche, lorsqu’il se transforme en obsession, il devient source de souffrance. En effet, comme l’évoquait Paul Éluard, « la préoccupation sexuelle est à la base de toute l’activité de l’esprit ». 

Pas forcément avoir une vie sexuelle intense

Selon le Figaro Santé, Le dépendant au sexe n’est pas forcément une personne à la vie sexuelle intense. C’est une personne qui ne parvient pas à arrêter ces pratiques alors qu’elle le souhaite et cette compulsion détruit sa vie professionnelle et affective. De plus, “La base du traitement est la psychothérapie, avec une dimension comportementale dans un premier temps afin de trouver les déclencheurs des pulsions et réfléchir à la manière de les faire cesser. Puis il faut comprendre pourquoi la sexualité est surinvestie et si l’addiction masque une dépression”. 

Source de souffrance

Tout d’abord, la personne addicte au sexe développe progressivement une relation avec le sexe qui est source de souffrance, affirme le Figaro Santé. Pour traiter une personne addicte au sexe, il faut tout d’abord lui faire prendre conscience des points faibles de son système de croyance (échelle interne qui nous permet d’interpréter la réalité à travers notre système de valeur et de convictions. De plus, il est important de lui donner des stratégies pour lui permettre d’en éviter les pièges. 

Nier son addiction

La personne addicte au sexe nie souvent son addiction. Il peut « rationaliser son comportement de telle façon qu’il se convainc de maîtriser la situation alors que pas du tout (“je suis plus détendu après, “ça fait du mal à personne”…). La personne addicte est très critique vis-à-vis de son entourage qu’il juge comme étant responsable de son comportement. En effet, l’addict vit 4 phases : l’obsession (satisfaire ses besoins sexuels), ritualisation (comportements routiniers), comportement sexuel compulsif (répétition incontrôlable du comportement sexuel) et, en dernier, le désespoir (sentiment d’impuissance par rapport à son comportement. 

Prise en charge

Aujourd’hui, en France, plusieurs hopîtaux prennent en charge des personnes addictent au sexe, qui sont dans la grande majorité dépendants aux sites pornographiques sur Internet. Pour votre information, il n’y a pas de traitement chimique spécifique pour traiter l’addiction sexuelle, mais les antidépresseurs peuvent aussi aider à éliminer les pensées obsédantes. 

Raphaël DELAPRÉE

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