En France, 1% de la population serait concerné par le bégaiement. On ne connaît toujours pas les causes de ce handicap et aucun traitement existe toujours à ce jour. 

Tout d’abord, analysons comment nous produisons la parole pour tenter de mettre la lumière sur le bégaiement et de tenter d’apporter quelques solutions. Tour d’horizon. 

Chef d’orchestre de notre cerveau

Que se passe-t-il en réalité dans notre cerveau ? Alors, il faut savoir que c’est particulièrement notre hémisphère gauche qui est le chef d’orchestre de notre cerveau. Il planifie, commande tous les mots et les sons que nous réalisons. En effet, notre hémisphère gauche est plus apte à contrôler les éléments très rapides et synchronisés de notre parole. 

Différences dans le fonctionnement cérébral

Lorsque nous parlons, nous avons une centaine de muscles qui s’activent. La phase d’expiration doit commencer pour fournir l’air dont on a besoin pour parler. Les cordes vocales se préparent pour vibrer et les muscles de nos lèvres, de notre langue et de notre palais s’activent pour pouvoir articuler les sons. Toutefois, chez les adultes qui bégaient, les chercheurs ont remarqué des différences dans les structures et dans le fonctionnement cérébral. En effet, les personnes qui bégaient utilisent davantage leur hémisphère droit pour parler au lieu d’utiliser hémisphère gauche. 

Pas exprès

En réalité, il faut noter que l’hémisphère droit n’est pas le plus apte pour utiliser la parole, mais plutôt pour analyser les signaux lents (intonation, musique…). La personne qui bégaie ne le fait surtout pas exprès, c’est simplement qu’elle ne parvient pas à coordonner sa tension musculaire qui augmente car tout se passe très rapidement dans son cerveau. 

Ponctué de répétitions

La personne qui bégaie sait très bien ce qu’elle souhaite dire à son interlocuteur, mais n’arrive pas à le dire de façon fluide. La parole est ponctuée de répétition, blocage, etc. Il est probable que la personne qui naît en bégayant à un système de contrôle de parole moins performant et plus vulnérable que celui qui ne bégaie pas. 

Comment s’en sortir ? 

Le directeur de l’Institut de l’Élimination du Bégaiement, Yvan Impoco explique que la méthode Impoco qui s’appuie sur la respiration et la contraction des muscles pour vaincre ce trouble de la parole fonctionne bien.  Cela fait plus de 30 ans qu’il aide les personnes qui bégaient et les résultats sont bons. Il s’agit de pratiquer au quotidien des contractions qui effacerait des bégaiements. En réalité, selon les spécialistes, ce qui n’aide pas les personnes qui bégaient, c’est qu’ils doutent quand ils parlent car ils anticipent sa faute. 

Raphaël DELAPRÉE

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