Le 21 septembre est la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. En France, ce sont 900 000 personnes qui sont atteintes de cette maladie qui commence très longtemps avant l’apparition des premiers symptômes. Tour d’horizon de cette maladie neuro-dégénérative. 

Touche la mémoire épisodique

“Cette maladie touche la mémoire des faits récents, la mémoire épisodique”, explique Florence Pasquier, la neurologue au Centre mémoire de ressources et de recherche (CMMR) de Lille (témoignage recueilli par Actu.fr). De plus, elle explique à nos confrères qu’il s’agit de “la mémoire des évènements que l’on a vécus dans un contexte de temps et d’espace particulier”. Des questions telles que : où a-t- on mangé hier soir ? Que faisais-je ce matin ? Ce sont ce type de questions qui peuvent resurgir. 

Substance toxique 

La maladie se développe surtout parce qu’une substance toxique s’accumule dans le cerveau avec l’âge. Cette substance est nommée bêta-amyloïde, et a un effet délétère sur la vie des neurones, et de facto, la santé des patients. Normalement, dans le corps, des substances nocives peuvent être éliminées par un ensemble de mécanismes physiologiques. En d’autres mots, des régions spécifiques telles que l’hippocampe ou d’autres vont petit à petit s’atrophier. 

La bêta-amyloïde 

Dans une vidéo des Hôpitaux Universitaires de Genève, en Suisse, le Pr Giovanni Frisoni explique que le personne souffrant de la maladie d’alzheimer est une personne qui ne parvient plus à éliminer la bêta-amyloïde. Elle s’accumule lentement dans le cerveau en l’intoxication. Cette accumulation peut être observée au microscope. 

Génétique et environnemental

Les facteurs génétiques et environnementaux sont très importants dans le déclenchement de la maladie. Ces dernières années, les chercheurs ont compris qu’une accumulation de bêta-amyloïde ne se situe pas à l’âge avancé, mais plutôt entre 40 et 50 ans soient plusieurs années après le début des premiers symptômes. Cette accumulation est asymptomatique et n’entraîne aucun trouble pendant de nombreuses années, ce qui rend la maladie compliquée à détecter.  Toutefois, il faut savoir qu’ayant dépassé un certain seuil de bêta-amyloïde, la personne commence à souffrir de légers troubles de la mémoire pendant quelques années, avant que celui-ci ne s’aggrave rapidement. 

Les personnes défavorisées encore plus touchées

Après plusieurs années, l’individu n’arrive plus à accomplir des activités normales de la vie quotidienne car il devient déboussolé. Chez les individus les plus défavorisés, l’accumulation des bêta-amyloïdes commence très tôt et se développe très rapidement contrairement à la norme. Tous les cerveaux ont plus de chance que d’autres. 

Comment communiquer avec ces derniers ? 

Afin de communiquer avec les personnes malades, il est suggéré de les regarder dans les yeux, d’être bien en face et de bien articuler. Il vaut mieux avoir recours aux phrases courtes et parfois s’armer de patience. 

Raphaël DELAPRÉE

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