Le 28 juillet est la journée mondiale contre l’hépatite. Cette journée doit nous interpeller puisqu’il s’agit d’un problème majeur de santé publique partout dans le monde. Ce sont plus de 1,4 millions de personnes qui décèdent de ce virus, et des centaines de millions de personnes qui sont infectées par cette maladie. 

Selon nos confrères de PasseportSanté, l’hépatite est une inflammation du foie, le plus souvent causée par une infection à un virus, mais parfois par l’alcoolisme, ou par une intoxication par un médicament ou par un produit chimique. Les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre et dépendent de la cause de l’hépatite.

Découvert au milieu du 19eme siècle 

Au milieu du 19eme siècle, le tcheque Karel Rokitansky décrit pour la première fois le virus. Peu de temps après, la guerre de sécession embrase les états unis. En 4 ans, plus de 50 000 cas sont dénombrés.  Pour soigner ce virus, les médicaments les plus connus visant à traiter cette affection sont l’interféron à action prolongée associé à la ribavirine. Ils permettent généralement d’éliminer le virus en 24 à 48 semaines, et ils sont efficaces dans seulement 30 % à 50 % des cas, selon l’OMS. 

Quelques progrès indéniables

Au milieu du 20eme siècle, la 1ere ponction du foie permet d’observer les dégâts occasionnés par ce virus. Au début des années 1970, les virus d’hépatite A et B sont identifiés par des scientifiques, et c’est seulement quelques années plus tard que ces derniers se rendent compte qu’il y a aussi des patients qui sont atteints de l’hépatite C (ou VHC -découvert en 1989). Il y a un pic de personnes contaminées dans les années 1990, notamment chez les personnes toxicomanes.  

Guérison qui n’excède pas la barre des 50%

Depuis les années 90, l’hépatite C se soigne avec une combinaison d’une protéine (interféron) et d’un anti-viril (ribavirine), mais le taux de guérison n’excède pas les 50 pourcent. En 2013, une nouvelle génération de traitements (AAD) est une petite révolution. En juin 2014, la France lance une offensive avec 14 pays pour obtenir une baisse du coût de traitement avec des laboratoires privés. La France reçoit une ristourne de 8 pourcent environ. 

1,5 million de décès par an

La maladie a différents visages : A B C D E G, mais toutes ces formes ne sont pas aussi graves ni aussi répandues. L’hépatite B et C sont les plus mortelles, et ce sont pas moins de 400 millions qui sont considérés comme porteurs chroniques de ce virus. L’hépatite B se trouve surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du sud-est. L’hépatite C se trouve en Afrique du Nord, dans le sous continent indien et aussi en Asie du Sud-Est. L’hépatite C se transmet par le sang et tue 500 000 personnes par an. L’énorme difficulté à laquelle nous sommes confrontés est qu’il n’y a pas de vaccin et les traitements sont difficiles à obtenir. Ce sont la Chine, l’Égypte, le Pakistan, le Nigéria et le Myanmar qui sont les pays les plus touchés. Aujourd’hui, c’est un égyptien sur six qui est infecté par ce virus. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un problème de santé publique majeur. 

Raphaël DELAPRÉE 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici