La journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants est un moment spécial à travers le globe dans l’univers des médias. En effet, le 6 mars est consacré à mettre en avant les enfants lors d’une émission de radio ou/et de télévision. Le Journal des Infirmiers a rencontré François Jost, professeur émérite d’Information-Communication à la Sorbonne, spécialiste des médias et directeur de la Revue Télévision, au CNRS. 

Cette journée, à l’initiative de l’UNICEF et de l’Académie internationale des arts et des sciences de la télévision depuis 1994, met de l’avant l’importance de diffuser des émissions de qualités destinées aux enfants. En effet, des producteurs du monde entier jouent le jeu en consacrant des émissions uniquement dédiées aux enfants, tout en les faisant participer à la production de ceux-ci et. L’objectif est aussi d’écouter les souhaits des enfants pour leur avenir. 

Moins d’émissions aujourd’hui

En 1998, dans 170 pays, 2000 organismes ont fait vivre cette journée internationale de la radio et de la télévision en diffusant des programmes spéciaux sur l’enfance, souvent concoctés par les enfants eux-mêmes. Tel est l’esprit de cette journée internationale de la radio et de la télévision. “Je trouve cette journée très symbolique et très importante, d’autant que l’on retrouve de moins en moins d’émissions pour les enfants, notamment sur les chaînes généralistes. Avant, il y avait, par exemple, Dorothée sur France 2 que les enfants pouvaient regarder le matin comme le soir. Aujourd’hui, ces émissions sont souvent remplacées par des contenus destinés à un public adulte. Malheureusement, les enfants ont moins le choix dans les contenus”, analyse François Jost. 

Innover pour l’avenir des enfants

Il y a une nouvelle forme de diffusion de la radio, notamment. Aujourd’hui, on retrouve beaucoup de podcasts qui remplacent ce que les parents font, c’est-à-dire lire des histoires. En quelque sorte, les podcasts qui racontent des histoires me paraissent tout à fait intéressants. De plus, depuis le début de la pandémie, Radio France s’est mobilisée pour proposer des contenus dynamiques aux enfants. Ils ont mis en place des programmes ludiques, en lien avec les programmes scolaires, de quoi permettre aux enfants d’apprendre autrement.

Le revers de la médaille

Pour François Jost, il faut faire attention aux applications que nos enfants utilisent. Tiktok, par exemple, peut s’avérer dangereux pour les enfants. En ce qui à trait à la téléréalité, c’est la psychologie enfantine de celle-ci qui attire autant les enfants car c’est la continuité de ce qui se passe dans la cour de récréation ». De plus, selon NCBI (National Center for Biotechnology Information”, basé aux États-Unis, il existe un lien entre la consommation de la télévision et l’augmentation des comportement violents chez les enfants ou encore l’augmentation de l’obésité chez l’enfant. Des études démontrent également que la télévision peut devenir une barrière à l’apprentissage. Cependant, l’espoir fait vivre, comme l’affirme le dicton. L’innovation des médias qui se tourne vers des contenus à la fois éducatifs et divertissants pour le jeune public peuvent faire pencher la balance. 

Raphaël DELAPRÉE

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