Selon l’OMS, une personne meurt environ toutes les 6 secondes à cause du tabagisme. Le tabac tue la moitié de ceux qui en consomment, soit près de 6 millions de personnes chaque année. Ce fléau doit interroger tout un chacun, notamment pendant la journée mondiale sans tabac qui a lieu le 31 mai. 

Selon le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière-Charles Foix APHP à Paris, il faut arrêter de fumer par plaisir.  Avec ses patients qui souhaitent définitivement arrêter de fumer, il avait une technique : les obliger à fumer pendant une quinzaine de jours en augmentant les doses de substitut nicotinique afin d’abreuver les récepteurs nicotiniques, qui sont dans une partie du cerveau, pour que les cigarettes deviennent mauvaises. Dès que les cigarettes étaient mauvaises après 4 fumées, au point de les dégoûter, il était plus simple d’arrêter la cigarette. Quand on lutte contre la dépendance chimique et physique de la cigarette, c’est plus difficile, affirme t-il à l’antenne de nos confrères de RFI. 

1 chance sur 2 d’en mourir

Quand on est dépendant du tabac, on a une chance sur deux d’en mourir. Une fois qu’on a traité la dépendance chimique à la nicotine, il reste des problèmes psychologiques, et c’est là où il faut travailler avec le patient. La cigarette électronique peut être un moyen avec la nicotine pour apporter la nicotine à bonne dose. 

Penser aux bénéfices

Dans les premiers jours qui suivent l’arrêt du tabac, l’organisme se débarrasse de deux substances qui ont un impact sur la santé : monoxyde de carbone et la nicotine, qui est à l’origine de la dépendance aux cigarettes. Le premier bénéfice est de retrouver le goût et l’odorat. De plus, en quelques mois, les non-fumeurs retrouvent leur souffle, et les ressentent en faisant leur sport. 1 an après l’arrêt du tabac, il y a 50% de moins de chance de contracter un infarctus du myocarde. Après 5 ans sans fumer, il y a une réduction de 50% du risque de développer un cancer du poumon. Puis, 10 à 15 ans après que le patient ait arrêté de fumer, il retrouve l’état de santé d’un non-fumeur. 

1 600 000 de fumeurs en moins en deux ans 

Selon Jean-Luc Hudry, conférencier en optimisme opérationnel, il faut avoir un déclic pour cesser de fumer. “J’ai pris ma dernière cigarette, je lui ai parlé, et j’ai arrêté. Le changement, il ne faut pas le regarder sur ce qu’il nous coûte, mais plutôt sur ce qu’il nous apporte”. Il fumait presque deux paquets par jour, et du jour au lendemain, il a arrêté du tout au tout. Entre 2017 et 2019, environ 1 600 000 fumeurs ont cessé de fumer, de quoi pouvoir inspirer davantage de personnes qui souhaitent arrêter cette fâcheuse habitude d’avoir une clope au bec

Raphaël DELAPRÉE

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