Cette journée dédiée à la maladie de la sclérose en plaques (30 mai) a été lancée en 2009, et permet d’échanger sur cette maladie très invalidante, encore trop méconnue du grand public. Pourtant, la sclérose en plaques est la première cause de handicap non traumatique chez le jeune adulte. Aujourd’hui, la médecine ne dispose toujours pas de traitement curatif.

2,3 millions de personnes atteintes dans le monde

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie du système nerveux central, généralement diagnostiquée entre 20 et 40 ans. Environ 2,3 millions de personnes sont atteintes de cette maladie dans le monde, dont 100 000 en France. Elle touche plus de femmes que d’hommes. Chaque année, 2500 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. 

Détériore la transmission des influx nerveux 

Dans la plupart des cas, la sclérose en plaques évolue par poussées. La maladie détériore la transmission des influx nerveux du fait que la myéline est touchée. Les symptômes varient en fonction de l’endroit où la myéline est atteinte. La sclérose en plaques peut provoquer l’engourdissement d’un membre, provoquer des troubles de la vision, des sensations de décharge électrique dans un membre ou encore occasionner des troubles des mouvements. 

Maladie multifactorielle

Les causes de la sclérose en plaques sont multiples : environnementaux, l’hérédité, le tabagisme et/ou le manque d’ensoleillement par exemple. Plus on s’éloigne de l’Équateur, plus la maladie est fréquente. Il n’existe aucun moyen de prévenir la sclérose en plaques puisqu’il s’agit d’une maladie multifactorielle.

Au moins 2 poussées avec une rémission partielle

Il n’y a pas de test pour diagnostiquer la maladie, mais il faut en moyenne 2 poussées, avec une rémission partielle, pour affirmer que la personne est bien atteinte de la sclérose en plaques. Les erreurs diagnostiques sont aussi nombreuses au début de la maladie car de nombreuses maladies ont les mêmes symptômes que ceux de la sclérose en plaques. Le diagnostic de cette maladie est posée grâce à des antécédents médicaux, un examen physique qui évalue la vision, la force musculaire, etc, ou encore grâce à un IRM du cerveau et de la moelle épinière qui permet d’observer s’il y a des lésions dans la substance blanche où il y a la myéline. 

Raphaël DELAPRÉE

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