Michael Urso est actuellement en deuxième année en IFSI à Libourne. Loin d’avoir un parcours ordinaire, cet homme qui se bat au quotidien contre son manque de confiance en soi, se confie au Journal des Infirmiers pour parler de son parcours atypique, tout en livrant quelques précieux conseils pour celles et ceux qui doutent d’eux-même. 

Un parcours hors du commun

Tout a débuté lors de son stage de 3eme chez les pompiers. “La petite graine a été plantée à ce moment-là”. Ensuite, il est devenu sapeur pompier volontaire à l’âge de 22 ans. C’est véritablement à ce moment-là qu’ il a découvert, en quelque sorte, l’univers médical. Il aimait déjà venir au secours des gens, et puis il a décidé de s’engager à l’armée deux ans après où il est devenu combattant. “Le côté technique m’a vraiment plu, mais je voulais aller encore plus loin, c’est pour cela que j’ai choisi le métier d’infirmier.” Au bout de cinq ans, il a demandé à être muté en antenne médicale où il a travaillé avec des infirmiers, des médecins en tant que secouriste au combat. Lors de cette expérience charnière, il a été initié aux gestes salvateurs pour des situations particulières au combat. 

Échouer et rebondir

Le parcours jusqu’à l’École du personnel paramédical des armées (EPPA) n’a pas été sans embûche. Il a d’abord échoué au concours, mais il n’a pas abandonné, et il l’a passé en civil l’année d’après, et il a réussi le concours, sans étonnement pour un homme très motivé. 

Le travail et la communication 

“Les six premiers mois en IFSI, c’est très costaud et intense, il faut se mettre dedans très rapidement. Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les six premiers mois très intenses.” Il s’estime heureux d’avoir été parachuté dans une équipe très soudée. 

Je me suis investi aussi en tant que délégué et président de l’association étudiante des infirmiers “les tuniques vertes”. Pour lui, la bonne communication est la clé pour réussir en équipe.

Développer la cohésion pendant la crise sanitaire

“Cette période de crise sanitaire était spéciale. A la fois on était très soudés, elle nous a rapprochés pour certains, mais d’un autre côté, on voit beaucoup moins les collègues. En tant que président de l’association, j’ai essayé de développer la cohésion au sein de l’école. Il a décidé d’organiser une journée d’intégration pour souder les premières années qui ont dû faire face à une rentrée difficile devant leur ordinateur portable. 

S’accrocher et garder en tête son objectif

“J’aime l’aspect technique, relationnel et l’adrénaline que requiert le métier d’infirmier.  Le meilleur conseil que je puisse donner est de s’accrocher, de garder en tête son objectif, et que c’est par l’échec qu’on réussit. Je ne laisse pas la place aux doutes, sinon j’allais me saboter tout seul.”

Bien que la vie sourit à Michael Urso, il affirme se battre au quotidien contre son manque de confiance en lui : “je lutte contre cela pour avancer”, confie-t-il au Journal des Infirmiers. Dans quelques années, cet homme ambitieux souhaite intégrer le SMUR. 

Raphaël DELAPREE

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