La semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme se déroule du 21 au 28 mars 2021. Cette semaine primordiale pour le bien-etre de la société a pour vocation de valoriser les acteurs de la société civile et à rappeler les valeurs francaises (liberté, d’égalité et de fraternité) afin de lutter contre toute forme de discrimination. Cette semaine est également l’occasion d’amplifier les actions éducatives sur la prévention du racisme, quelque soit sa visée, et de l’antisémitisme ainsi que la défense des Droits de l’Homme. 

“L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde” – Nelson Mandela

Soigner équitablement tout individu

Dans le domaine de la santé, comme dans d’autres sphères, l’éthique doit prévaloir à tous les égards. Les soignants sont soumis à des grands principes de neutralité, c’est-à-dire de soigner équitablement chaque citoyen. En effet, aucun individu ne doit faire l’objet d’une discrimination dans l’accès à la prévention et aux soins. Selon le code de la Santé publique, il garantit l’égal accès aux soins pour tous, en particulier pour les personnes les plus démunies (articles L1110-1 et L1110-3). Les malades étrangers en situation régulière sont également pris en charge dans les mêmes conditions que les citoyens français. En outre, toute personne de nationalité étrangère en situation irrégulière et dépourvue de couverture sociale peut bénéficier, pour elle-même et les personnes à sa charge, de l’aide médicale d’État.

1 acte sur 2 en France est antisémite

Un acte raciste sur 2 en France est antisémite, ce qui concerne 1 % de la population. Cette semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme est l’occasion de lutter contre la haine de manière générale, qui n’a pas sa place dans la société. Selon la réalisatrice Sophie Nahum, la mémoire de la Shoa, comme l’esclavage, est un paradigme, et c’est les mécanismes qui ont mené toutes ces violences qui doivent etre compris par les plus jeunes car c’est un exemple de ce que l’humanité a de pire, a t-elle affirmé sur France 24. En plus de la mémoire de la Shoah, les autres génocides doivent également être enseignés en amont pour mieux saisir la gravité de ces crimes de l’humanité.

L’art pour se souvenir et pouvoir agir 

Hélène Orain, directrice générale du Musée de l’histoire de l’immigration, estime qu’il y a, aujourd’hui, une banalisation des mots, des insultes, et ce, dès le plus jeune âge.  La semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, qui est portée par le ministère de l’Éducation nationale, permet au Musée de l’Histoire de l’immigration d’utiliser l’expérience des œuvres, de l’art, du théatre et du cinéma pour tenter de poser un regard sensibilisant sur ces phénomènes gravissimes.

“On est tous l’étranger de quelqu’un. Apprendre à vivre ensemble, c’est cela lutter contre le racisme” – Tahar Ben Jelloun. 

Raphaël DELAPRÉE

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