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“On est partout, mais on ne nous voit pas”

il y a longtemps le métier d'assistante sociale et infirmière ont eu le début commun pour les deux formations professionnelles.


Depuis 1983, tous les 16 mars, le monde célèbre la journée mondiale du travail social. Cette journée spéciale vise à sensibiliser le grand public sur la nécessité et la grande utilité du travail des professionnels de l’action sociale. Bien que peu valorisés par l’État, les travailleurs sociaux occupent un rôle primordial, dont la visée ultime est la protection des personnes en situation de vulnérabilité.
“Je travaille à être heureuse, c’est le plus beau des métiers”, affirme Jessica Mangin, tout sourire, qui s’émerveille devant son métier d’éducatrice spécialisée. Dans ce métier, il est important d’être toujours bienveillant, à l’écoute, tout en misant sur
l’accompagnement. Toutefois, elle s’insurge “d’être partout, mais on ne nous voit pas”.


Stage qui fut un déclic

C’est vraiment lors de son stage dans un CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues) qu’elle s’est véritablement sentie éducatrice pour la première fois. “J’avais l’impression d’être écoutée, valorisée dans mon travail. Je faisais des accompagnements, je sentais que j’étais utile. C’est ce qui m’a plu”. Je me sens sentie à l’aise, j’arrive à créer ce lien très facilement avec les usagers de drogue. J’avais simplement à poser des questions, et à les écouter avec sincérité, et puis le lien se faisait naturellement.
Un métier difficile – “C’est un métier dur car on voit beaucoup de misère, on voit ce que les gens ne voient pas”. En voulant faire éducatrice spécialisée, je savais ce qui m’attendait. En exerçant ce métier, elle est pleinement exposée au mal-être des gens, mais sa mission ultime est de demeurer optimiste pour ces derniers afin de “leur redonner de l’espoir en la vie”. “Ma famille travaille dans un milieu social, c’est ce qui m’a d’abord attiré”, explique-t-elle.
Tendre la main pour aider
“J’ai envie de me lever le matin, et de me sentir. Ils ont besoin d’être écoutés », explique Margot Chabaud, éducatrice spécialisée. Pour cette dernière, qui ne tente rien n’a rien. “Ce n’est pas parce que quelqu’un se trouve au bord du gouffre qu’il ne peut pas remonter. ”On est cette petite main qu’on peut tendre pour aider ces personnes”.
Lutter contre les inégalités
Lors d’un projet de photographie dans un squat de migrants, Margot Chabaud a été accueillie de façon avec tendresse et amabilité. Les personnes, dont elles surnomment “des héros”, sont trop souvent laissés à l’abandon, sans ressource ni futur, raconte-elle.. C’est aujourd’hui ce qui la motive à faire de ce monde un endroit plus juste, en luttant contre les inégalités en s’équipant de bienveillance, d’écoute et d’un sens de l’observation aiguisé.


écrit par Raphaël DELAPRÉE

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