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L’addiction aux écrans : problème insolvable ?

Le confinement accentue la dépendance aux écrans, classée depuis peu en dépendance et reconnu comme une réel problématique de la santé publique.

Ordinateurs, tablettes et smartphone ont submergé nos vies et sont une partie majeure de nos quotidiens. Cette abondance d’écran inquiète de plus en plus chez la jeune génération, qui a vu son temps d’attention diminuer d’année en année.

Solitude, ennui et difficulté d’attention. Les conséquences d’une trop grande exposition aux écrans, considérée aujourd’hui comme une addiction, sont nombreuses, et à prendre au sérieux. Plusieurs professionnels tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme sur un phénomène qui apparaît comme un des grands maux générationnels.

Selon un rapport (https://www.arcep.fr/fileadmin/cru-1614035751/user_upload/04-21-version-francaise-avec-dossier-presse.pdf) de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), 88 % des Français de plus de 12 ans ont accès à Internet, et 78 % « surfent » sur la toile au quotidien. Sans surprise, les jeunes sont les plus concernés par cette consommation massive. Les enfants passent en moyenne 2h26 chaque jour sur internet ; un chiffre qui grimpe à 3h36 chez les 15-34 ans. La télévision, qui pourrait paraître de plus en plus désuète, surtout chez les jeunes, est pourtant allumé 4h07 chaque jour.

Protéger enfants et adolescents

Les jeunes adultes ont vu les nouvelles technologies se développer sous leurs yeux. Pour ce qui est des enfants, la diversité des stimuli liés aux écrans fait partie du paysage depuis toujours. Difficile donc de les éloigner des écrans et de la sédentarité qui en résulte. Les professionnels de santé déconseillent fortement l’usage des écrans chez les enfants de moins de trois ans. Une règle loin d’être respectée, comme l’indique l’Académie de Médecine dans un rapport (https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2019/04/19.4.9-Rapport-Ecrans-et-adloescents.pdf) publié en 2019 : « On observe chez certains jeunes enfants (âgés de moins de 3 ans) une surexposition importante aux écrans, véritable mésusage en termes de temps consacré. D’un usage récréatif à un usage utilitaire, on passe à un usage à visée exclusivement « calmante », proposé puis maintenu par les parents. »

L’académie de médecine avance plusieurs conséquences graves liées à ces comportements : troubles du sommeil liés aux lumières bleus, exposition à la violence des jeux vidéos chez l’enfant, exposition des très jeunes à la violence qui peut accompagner les réseaux sociaux.

En 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé classait d’ailleurs l’addiction aux jeux vidéos dans sa classification internationale comme maladie ICD-11. En clair, l’OMS considère qu’une exposition sans limite aux écrans et particulièrement aux jeux « vidéo-ludiques » pouvait se transformer en addiction dès lors que, sur une période cumulée de 12 mois, le sujet était incapable de :

  • maitriser le temps passé à jouer
  • prioriser d’autres activités que les jeux
  • poursuivre ou augmenter le temps de jeu même dans des circonstances négatives

Les écrans au cœur du confinement

Depuis un an, les deux confinements n’ont pas arrangé la donne. Enfermés chez eux, les divertissements des Français ont principalement tourné autour des films et séries, des réseaux sociaux, des jeux vidéos ou de la télévision. Dans son rapport, l’Arcep pointe une très nette hausse des audiences télévisuelles lors des six premiers mois.

En 2019, les Français consommaient 3h29 de télévision au quotidien. Un chiffre qui a grimpé à 3h41 pour les six premiers mois de l’année 2020, avec un pic à 4h41 de télévision quotidienne sur les premières semaines du confinement.

Des applis pour « décrocher »

S’il paraît inconcevable, et même contre-productif d’interdire les écrans à ses enfants, plusieurs remèdes existent pour limiter l’exposition quotidienne aux écrans. Depuis quelques années, les applications qui aident à décrocher ou au moins limiter le temps d’exposition aux écrans sont de plus en plus répandues.

Apple a ainsi développé l’application temps d’écran sur son logiciel iOS. Plus que de donner bêtement le temps passé devant son smartphone, l’application pose un diagnostic sur l’ensemble des activités chronophages, notamment les réseaux sociaux.

Pour un décrochage plus nuancé et personnalisé, Offtime offre des statistiques précises sur la manière de consommer les applications. Elle permet aussi de bloquer les notifications et certains appels lors de moments précis, et pour une durée définie.

Plus radicale, l’application Flipd permet de définir un temps limite quotidien à passer sur les réseaux sociaux. Dès la limite atteinte, le téléphone se bloque. Il n’est alors possible d’utiliser le téléphone que pour les messages et les appels. Utile dans les cas les plus extrêmes.

Ecrit pour vous par Mathieu

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