journal des infirmiers, gestes barrières, Covid-19 , grippe saisonnière , bronchiolite, diminution, gastroentérite.

Distanciation sociale, masques et gel hydroalcooliques ont largement réduit la circulation des virus « classiques » . Une première depuis des décennies. « Il n’y a quasiment pas de grippe en ce moment. Si vous avez de la fièvre, des maux de tête, la probabilité que vous ayez la Covid est grande » lâchait le 4 février dernier le Premier ministre Jean Castex. Conséquence directe des nouvelles habitudes adoptés depuis le début de la pandémie de Covid-19, ces virus « habituels » ont quasiment disparu cet hiver. Si quelques cas de virus saisonniers ont été repérés par les épidémiologistes, les chiffres sont à des années-lumière de ce qu’ils sont en temps normal. On estime entre 2 et 6 millions le nombre de personnes contaminées par la grippe saisonnière chaque année. Pour l’hiver 2020-2021, le chiffre serait plus proche de…0.


Le réseau Sentinelle https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/, qui observe depuis 1984 l’évolution des épidémies chaque hiver, est catégorique dans son bulletin hebdomadaire du 17 février : « Il n’y a pas de circulation active des virus grippaux médecine générale et pédiatrie. La semaine dernière, aucun virus grippal n’a été détecté. » L’agence nationale Santé Publique France https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19 révèle un chiffre symptomatique de la situation actuelle : Le nombre d’hospitalisations pour des symptômes sévères de grippe était d’environ 600 en 2019 et d’environ 300 et 2020. Cette année, ils sont 19 – deux cas détectés en médecine ambulatoire, et 17 en milieu hospitaliers.


La légère circulation de la gastro-entérite
A l’image de la grippe, l’épidémie de gastro-entérite est elle aussi bien moins importante que d’habitude. Transmise principalement par le contact des mains, la démocratisation du gel hydroalcoolique semble être la principale cause du peu de cas observés. A Gragnague, près de Toulouse, une épidémie virale a touché l’école primaire, entrainant la fermeture de l’école le 9 février. Une centaine d’enfants et d’encadrants auraient été touchés, comme le rapporte Actu Toulouse. https://actu.fr/occitanie/gragnague_31228/pres-de-toulouse-la-mysterieuse-epidemie-qui-a-
entraine-la-fermeture-d-une-ecole-etait-une-gastro-enterite_39581507.html
.

D’autres exemples existent, mais restent rares. Sur l’ensemble du territoire, les chiffres restent bien en deçà de ce que les professionnels de santé ont l’habitude de connaître. En février dernier, le taux de passage aux urgences pour des gastro-entérite aigües était de 196 pour 10 000. La semaine dernière, il n’était que de 99 pour 10 000. Seule exception à la règle, la bronchiolite aigüe. Cette infection qui touche principalement les enfants en bas âge, est au stade pré-épidémique en Ile-de-France et en Guyane. Santé Publique indiquait dans son rapport hebdomadaire du 3 février que 1017 enfants de moins de deux ans avaient été admis aux urgences dans toute la France. Des chiffres à mettre en perspective avec les année précédentes. Avec un taux de passage aux urgences de 725 pour 10 000, les chiffres de 2021 restent en dessous de ceux d’il y a un an, où 1189 passages aux urgences étaient liés à la bronchiolite aigüe, selon Santé Publique France.

Si l’on ne sait pas encore dans quelle mesure les gestes barrières et une meilleure conscience sanitaire
continueront dans le « monde d’après », les conséquences de ces nouvelles habitudes sont devant nos
yeux.

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