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De l’antiquité au 21ème siècle, tout savoir sur les fils chirurgicaux

Depuis des milliers d'années les techniques de soins et le matériel n'arrêtent pas leur évolution grâce au progrès technologique .

Qu’ils soient classiques ou résorbables, les fils chirurgicaux font parti de l’éventail indispensable de l’infirmier. Retour sur l’évolution de la suture et des fils chirurgicaux, qui date de plusieurs millénaires.

La première trace de l’utilisation de fil et d’aiguilles remonte à… – 4000 avant J-C ! Sur le papyrus de Smith, découvert en égypte au 19e siècle, on  retrouve déjà des dessins de sutures pour résorber une plaie. La technique continue son évolution durant l’époque gréco-romaine, lorsque des grands théoriciens de la médecine tels qu’Hippocrate s’empare de la technique.

En miroir des techniques de chirurgie, les sutures n’ont cessé d’évoluer. Les prothèses artérielles sont par exemple crée par sérendipité, à partir des observations faites lors des cicatrisations de chirurgie vasculaire.

Les sutures se développent au fil des siècles notamment à travers le monde arabe, l’Italie puis plus récemment aux Etats-Unis. Fil ciré, fil en or ou en argent, les techniques se succèdent selon les peuples et les époques. Mais il faut attendre le 18e siecle que les techniques de suture moderne soient définitivement adoptées.

Le Catgut

C’est à cette époque que se développent et se répandent les fils en catgut. Fabriqué à partir de la couche de collaène la plus épaisse de l’intestin grêle d’herbivores, ils ont l’avantage d’être résorbable. Pendant plus d’un siècle, le calgut devient le principal composant du fil chirurgical. Introduit dans les années 1860, il faut attendre 1881 pour voir le calgut chromé être formellement adopté dans le  cadre de la chirurgie. Il se démocratise largement à ce moment-là, et en 1908 est lancé la première production industrielle de calgut stérile. En 1935 enfin, c’est la commercialisation du premier calgut synthétique et non-résorbable qui finit de le répandre à l’ensemble du monde médical.

Son déclin intervient à la fin du 20e siècle. La maladie de la vache folle, qui se répand à vitesse grand v et finit par se transmettre à l’homme signe le glas du calgut. De par sa nature animale, ce matériel devient rapidement source d’inquiétude. Il est finalement interdits en France en 1996, avant d’être interdit au niveau européen en 2001. En dehors de l’Europe cependant, il reste encore utilisé dans certains pays pauvres, exposant les populations à diverses maladies d’origines animales.

Les sutures en 2021 : le tout-mécanique ?

Depuis la disparition du catgut, les sutures sont devenus synthétiques à 100 %, qu’elles soient résorbables ou non. Différents matériaux sont cependant utilisés, selon leur propriétés physiques, telles que l’élasticité, la résistance à la traction et le temps mis pour disparaître suffisamment dans l’organisme. On peut citer des matériaux tels que l’acier inoxyadble, le nylon polyamide, le polybutester, le polypropylène ou la soie pour les non-résorbables ; Glycolide et lactide, polyglytone 6211, poliglecaprone 25, polyglactin 910, Lactomer, acide polyglycomique, Glycomer 631, polyglyconate et polydioxanone pour les résorbables.

Depuis les années 1960 sont aussi apparues les sutures dites « mécaniques ». Sous forme de clips ou d’agrafes, elles sont utilisée pour des blessures peu profondes. Plus rapides à mettre en place pour le professionnel de santé, elles ont toutefois tendance à s’infecter plus souvent que les autres formes de sutures.

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