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AVC tous concernéS !

"AVC tous concernéS" est une association Reconnue d’Intérêt Général, qui regroupe des victimes d’AVC et aidants, qui ont choisi d’agir ensemble bénévolement pour prévenir les AVC. AVC- enjeu de santé publique fait partie des pathologies cardio-vasculaires , qui sont champions en terme de mortalité en France.

« AVC tous concernéS » est une association Reconnue d’Intérêt Général, qui regroupe des victimes d’AVC et aidants, qui ont choisi d’agir ensemble bénévolement pour prévenir les AVC. Des actions sont menées en Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, mais aussi dans les régions françaises et les territoires d’Outre-mer. Elle est présidée par Philippe Meynard, ancien maire de Barsac, victime d’un AVC il y a quelques années.

Les AVC, un enjeu de santé publique ?

Oui ! Et humain. Dans notre région, 18 000 AVC sont dénombrés chaque année. une personne sur huit décède dans le mois qui suit, ¾ des survivants garderont des séquelles définitives, 1/3 deviendront dépendants, ¼ ne reprendront jamais d’activité professionnelle, ¼ des patients qui ont fait un AVC sont dépressifs. ¾ des victimes sont des personnes de plus de 65 ans.

Derrière 18 000 cas, ce sont 18 000 familles, des personnes qui souffrent dans leur chair de séquelles parfois invalidantes (les AVC sont la première cause de handicap acquis de l’adulte). Comme le dit la Haute Autorité de Santé : « seulement 1 patient était arrivé à l’hôpital dans les 4 heures suivant son AVC alors qu’une prise en charge dans les toutes premières heures suivant l’apparition des symptômes peut parfois permettre de bénéficier de traitements spécifiques. Il faut continuer à sensibiliser la population sur les signes qui doivent faire suspecter un AVC et l’importance d’appeler le 15 le plus rapidement possible ». C’est exactement ce que nous faisons.

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/accident-vasculaire-cerebral-avc

Comment faites-vous ?

Il est apportant d’aller à la rencontre des personnes. Et nous nous adaptons à l’endroit, et à la saison ! Par exemple, nous avons deux véhicules : l’AVCvan et le #MinibusAVC, et nous allons sur les marchés tout au long de l’année, mais aussi sur les plages l’été, ou au bord des pistes de ski l’hiver. Nous nous rendons sur des événements sportifs ou populaires, et organisons également des conférences dans les communes ou intervenons dans les entreprises.

Nous disons ce que sont les facteurs de risque d’un AVC :

  • l’hypertension artérielle et proposons des contrôles (l’hypertension est retrouvée dans 80 % des cas),
  • la malbouffe, la sédentarité,
  • l’arythmie cardiaque (responsable d’un AVC sur cinq), et proposons des dépistages à l’aide du bâton MyDiagnostick qui permet la réalisation de mini-électrocardiogramme nous proposons de contrôler la tension (en cas de positivité nous réorientons vers le médecin traitant).

Nous parlons également des symptômes d’un AVC : notamment une faiblesse d’un côté du corps, paralysie du bras, du visage, difficultés à parler.

Et l’importance d’appeler le 15 pour que les secours puissent être organisés et la prise en charge optimale. Chaque minute compte : à chaque minute de perdue, 2 millions de neurones sont perdus, accroissant la souffrance du cerveau, et les conséquences de l’AVC.

Vous venez de le dire, les retentissements d’un AVC sont majeurs, comment est la vie « après » ?

Souvent très difficile. Mais également pour la personne qui est à côté, l’aidant(e). Cette personne est également victime d’un AVC par procuration… Nous faisons notre possible pour être présents. Plusieurs actions ont lieu mensuellement en Gironde : un « café AVC » au CHU de Bordeaux, un « café AVC » au Pôle Médical de La Teste, à « la maison des Aidants » à Arcachon et au « relais des aidants » à Mérignac.

Le confinement a encore plus isolé les personnes déjà isolées. Nous avons ainsi ouvert une « ligne d’écoute », deux demi-journées par semaine, où les personnes victimes d’AVC ou aidants ont la possibilité d’appeler pour parler, échanger, ou encore demander un renseignement administratif.

Vous parlez du confinement, la COVID et les dispositions sanitaires ont-elles eu raison de vos actions de prévention ?

Oui sous la forme directe de prévention auprès du public. Mais nous nous sommes adaptés. Ainsi, nous avons privilégié la prévention auprès des élu(e)s, en allant à la rencontre d’équipes municipales, souvent en ruralité. Par exemple, en juin, nous avons entrepris « le tour de la Gironde (à tricycle) pour prévenir les AVC » – 33 étapes, 33 mairies. A chaque fois, nous avons remis un kit de prévention à l’équipe municipale, afin que les mairies soient de vrais relais auprès de leurs habitants.

Composé : d’un présentoir mis à la disposition du public à l’accueil, avec des flyers sur les facteurs de risque et symptômes d’un AVC, d’une affiche de prévention des AVC, d’un tensiomètre (l’hypertension est retrouvée chez 80% des personnes victimes d’AVC, c’est le facteur n°1), de15 podomètres (l’OMS recommande 10 000 pas / jour, ½ heure de marche pour sa santé), d’une clé USB avec le flyer en version PDF, un article pour Facebook ou votre site internet, le logo de notre association, le lien Youtube vers un clip de prévention, ludique et pédagogue, réalisé par les étudiants de Kedge Business School à Talence.

Ce kit permettra de relayer les messages de prévention en interne auprès des agents, et auprès de la population des communes via les outils de communication (journal municipal, site internet, Facebook).

Nous avons renouvelé l’expérience en octobre sur le territoire de la CALI (Communauté d’Agglomération du Libournais)

La région Nouvelle-Aquitaine est dotée à la fois de fortes zones urbaines, d’importantes zones rurales, et aussi de départements isolés. Les actions que vous menez en tiennent-elles compte ?

L’Observatoire Régional de la Santé en Nouvelle-Aquitaine a rendu dernièrement un Rapport, et il dit des choses que nous pressentions : «  40% de la population s’estime mal informés sur les AVC, principalement dans les petites communes et en zone rurale » ; Il s’agit donc d’intensifier nos messages, et d’aller – aussi – dans des territoires ruraux et départements isolés. Nous le pouvons grâce à l’ #AVCvan (qui est présent dans le nord des Landes, les communes du Bassin d’Arcachon, le Val de l’Eyre et le sud-Médoc atlantique) et le #MinibusAVC présent dans les 12 départements de la région Nouvelle-Aquitaine. Nous prévoyons d’ailleurs en 2022 et 2023 des actions spécifiques dans les 3 départements les plus ruraux de notre région.

Comment l’association finance-t-elle ses actions ?

L’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine accompagne nos actions, également du mécénat d’entreprises (grâce à la Reconnaissance d’Intérêt Général de l’Association), et aussi des donateurs particuliers ou publics.

Nous considérons nos actions comme des investissements de Santé : « la meilleure des économies, c’est la dépense que nous ne faisons pas ». La prévention permet d’agir en amont, et donc d’éviter une intervention médicale, et l’appel à la Solidarité publique.

Pour plus d’informations sur l’association : www.avc-tousconcernes.org

Lien sur la présentation de l’#AVCvan :

Lien sur la prévention du #MinibusAVC :

Lien sur le #MinibusAVC sur le marché de Libourne :

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